FON la limite du Business Model ?
Pavé dans la mare, l'article de Forbes.com a lancé un débat juridique intéressant qui semble passé plutôt inaperçu de ce côté de l'atlantique FON a construit un BM sur la mise a disposition par le client le surplus de sa bande passante et créer des hot-spot wi-fi. Le hic : le contrat d'abonnement initialement souscrit par le client auprès de son FAI interdit la remise à disposition gracieuse ou pécuniaire à un tiers.
Prochain épisode : "FON rembourse sa levée de fonds ?". Je conçois volontiers qu'un brainstorming stratégique et juridique est en cours. Affaire à suivre!
ps : quels risques encourus : concurrence déloyale, détournement de l'usage initialement souscrit par le client, "vol immatériel" du temps d'utilisation, d'un volume de BP allouée à l'usage initial souscrit?





Pardon, j'ai oublié un détail : le logiciel libre et l'open-source ont toujours fait partie d'un modèle légal.
Le logiciel libre est orienté vers la diffusion et l'amélioration d'un savoir-faire. L'open-source répond à des problématiques de robustesse, de sécurité et de pérennité des logiciels implémentés au sein d'un système d'information plus global :-)
Rédigé par: Alexandre | 02/03/2006 at 23:31
Sophie et Stéphane, vous semblez rester sur l'idée que le modèle de transgression qui existe au moment d'un lancement se perpétuera ad vitam eternam. C'est une erreur : le modèle va évoluer vers la rémunération du FAI, tout simplement parce que c'est la seule issue (c'est ce que j'explique dans le billet qui se cache derrière le trackback ci-dessus + commentaires). A partir de là, il n'y a plus de problème.
Rappel : les FONeros ne sont pas dans "l'illégalité", il s'agit de simples clauses de CGU qui se règlent au Civil.
Rédigé par: Alexandre | 02/03/2006 at 23:24
Avoir un squatt de ligne par une mauvaise sécurité de ligne c'est une chose. Détourner de l'utilisation contractuelle convenue c'est ...hm ... du piratage?
La difficulté c'est qu'il faut un rapport revenus/riques conséquent. En un mot il faut que ce soit rentable pour absorber les risques encourus. Mais voilà le premier fournisseur va-t-il accepter que le client se fasse de l'argent (direct ou non) avec sa fourniture de produits?
La "fon culture" est peut-être la prochiane "killer attitude B2C=>C2C" mais ce qui est vrai et déclinable en open-source, l'est-il en mode originel "Propriétaire B2C" ?
Rédigé par: sophie | 02/03/2006 at 14:24
J'avoue ne pas bien comprendre car de fait si l'on ne protège pas sa connexion wifi nous serions déjà dans l'illégalité. J'ai parcouru les CGV de Free pour y déceler une telle limitation, la seule chose susceptible de s'en rapprocher serait l'article 9 alinéa 9 :
"L’Usager s’engage à utiliser les Services à des fins non commerciales et en bon père de famille. L'utilisation des Services à d’autres fins que personnelles (par exemple partage de l’accès téléphonique ou du Service audiovisuel avec des personnes extérieures au foyer) ou raisonnables (taux d’utilisation manifestement incohérent pour un Usager particulier par exemple), ainsi que l’utilisation ou la mise à disposition de tiers, à titre gratuit ou onéreux, et la recommercialisation des Services (comme par exemple le cas des passerelles de réacheminement de communications, de routeur de télécopies) sont strictement prohibées."
Donc quid du partage de sa connexion wifi ?
Par ailleurs si FON souhaite que les freebox deviennent fonérisées (sic !) il faudra se rapprocher de free et appronfondir les questions juridiques comme celle que tu évoques mais aussi celle de la responsabilité de l'usager qui se transforme du fait en FAI... Quid de sa responsabilité si un contenu illégal transite par sa connexion ?
Rédigé par: Stéphane Bayle | 02/03/2006 at 11:34