Ted Nelson au Cube, de l'hypertexte à zigzag
Ted Nelson le père de l'hypertexte fêtait lors d'une "confidential party" au Cube, ses 70 ans et en profitait pour confier et échanger avec des initiés sur ses recherches, l'avancée de ses projets et sa vision du web.
Précurseur, visionnaire, inventeur mais pas un concepteur en posture dans le monde entrepreneurial,Ted Nelson, travaille "sans souci de gloire ou de fortune". En quête de vraie innovation, Ted Nelson a plus témoigné de sa motivation profonde, de ses élans et rejets que livrer une énième conférence [il a livré des bribes pour initiés très calés;) ], car au mitan de sa vie il considère avoir encore beaucoup de temps pour partager et faire découvrir. Extrait vidéo.
Entier il se livre mais ne se compromet pas (limite du chercheur en rupture totale). Libre à tout prix, il assume. Le but de sa vie est de chercher et trouver des concepts, solutions dans le monde virtuel s'en s'attacher à transposer des comportements ou des placages d'usages d'outils, formats issus de savoirs et sciences de notre Monde réel.
Aussi, rejette-t-il l'évolution du Web, de l'informatique dixit T. Nelson "...des traditionnels de la transposition comme Bill Gates et Steve Jobs qui réussissent par un marketing approprié et un design mais n'apportent pas d'innovation réelle". Le web, l'informatique, les applications laissés aux mains des technoïdes incapables de bien concevoir : sobriété, simplicité et non dangerosité sont les pis choses qui puissent être. Le design mal conçu "la vie est pis quand le design est mauvais ". C'est moche et inefficace et aliénant. Ted Nelson pense autant design qu'ergonomie. Pis, le "content management" décentralisé et le grumeaux d'empilations (blogs,
Le projet Xanadu et la transclusion :
Enfant, il recherchait déjà comme tout lier et relier. Comment connecter le monde matériel et immatériel. Le cinéma servira d'éveil à la création pure sur des formats de films, de mise en scène. Sortir de la structure académique du film pour écriture un langage nouveau. Avant-gardisme et essais rien qui ne mène à Hollywood mais à l'Informatique.
L'Informatique : la convergence possible du signal sous toutes ses formes pour créer l'infrastructure reliante. La matrice pluri-dimensionnelle. Interfacer pour permettre des entrées et sorties, des connexions entre média et multi-canaux (lier du textes et de la vidéos des images, des objets).
L'ubiquité d'un original unique: lorsqu'on créera un lien avec ce document dans un environnement donné, on retrouvera ce lien dans tous les autres contextes. Le document ne sera donc pas duppliqué, mais "transclus" (transcluded), c'est à dire inclus simultanément dans divers environnements. Le lien et la transclusion sont les deux facettes du nouvel hypertexte (source)
Concrètement, en partant du postulat que le papier emprisonne la pensée, dans une dimension temporelle et séquentielle "l'hypertexte libèrerait l'écriture, writing, re-writing 'liens, overlays) composition sans altérer l'oeuvre originale mais au contraire permettre l'application du droit d'auteur et une rémunération. Le travail latéral devient possible et pas seulement un arrière-devant" selon Ted Nelson.
Les traits en couleurs sont des liens. La hiérarchie, la structure, typologies des liens peuvent être paramétrées librement. Des overlays peuvent mettre en forme.
Questions dans la salle (et quelques fragments de réponses) :
La richesse graphique du document et ses inter-dépendances n'est-elle pas un frein pour formater le texte ? Répse de TN: "les overlays permettent de formater. La liberté de structure est entière".
Le temps n'est-il pas une dimension nécessaire, comment l'intégrer dans l'hypertexte ?
Toutes ces informations inter-connectées n'est-ce pas l'émergence de tant redouté Big Brother ? Répse de TN: "le web actuel est Big Brother."
Par qui peut émerger ce web intelligent ? "Je souhaite rendre les gens plus intelligents, leurs permettre d'agir, de créer et non de "consommer", le système est une démocratie".
J'ai entre-aperçu très briévement un soft zigzag qui pourrait bien apporter sa brique dans les offres appli de la cartographie et la gestion de données. Je tente quelques manip.
Simplicité et usages....pour demain voire après-demain ? ;)
A lire :
- Billet de Legrenier sur Ted Nelson
- Discours de Ted Nelson 2001intro à l'hypertexte
- article de Wired 1995
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@ Sabine : Merci Sabine mais le propos de Ted Nelson n'est pas du tout simple et clair mon titre et mon avertissement "discussion pour initiés" était eux explicites.
Les quelques locuteurs au fait des travaux ont eux aussi quelques difficultés à suivre.
En fin de ma note vous trouvez les liens qui tente d'exposer le concept ardu de T. Nelson, je les trouve suffisamment clair et vous invite à les lire.
Rédigé par: sophie januel | 18/10/2007 at 10:53
Pourriez vous être plus explicite dans vos écrits.J'aime bien venir sur votre blog mais pour vous comprendre c'est vraiment vraiment pas faile. On dirait que vous juxtaposez des mots clefs sans construire de phrase pour être comprise des lecteurs.
C'est vraiment dommage.
Rédigé par: sabine | 03/10/2007 at 20:02